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lundi 26 mai 2014

Urbanisation

Le président de la République, M.Macky Sall, en compagnie du premier ministre, des membres du gouvernement, a effectué ce samedi, la cérémonie de la pose de première pierre pour la création du nouveau pôle urbain de Diamniadio. 
président de Répub à Diamniadio
Dakar pourra respirer désormais. Concentrant sur moins d'un pour cent du territoire national, 90% des activités économiques, Dakar souffle à peine et par conséquent son économie. La création de la deuxième capitale du Sénégal jadis un rêve développé par tous les présidents qui ont précédé M.Sall, va se réaliser grâce au plan Sénégal émergent (PSE) dont les axes prioritaires ont été déclinés en février dernier à Paris, lors du groupe consultatif du Sénégal. Un soulagement pour les nouveaux couples et parents qui sont dépourvus de domiciles et qui sont prix au piège des prix exorbitants du loyer. Fin de calvaire des gens de la Diaspora qui investissaient la plupart de leurs ressources financières pour obtenir une maison. Adieu à la monopolisation du secteur immobilier par quelques entreprises qui sans piété nous vendait trois pièces à 27 millions de francs CFA. 
ce projet est aussi profiteur pour les entreprises qui pourront se déconcentrer vers cette bourgade. Ce qui leur permettra d'échapper eux aussi au coût du loyer.
Par ailleurs, la construction de la deuxième université de Dakar dans cette localité pourrait apporter une réponse aux crises incessantes de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Pour ce projet prometteur d'avenir il faut qu'il y ait une synergie des intelligences et des expériences. Donc, les experts en politique politicienne doit taire leurs querelles d’intérêts particuliers pour faire émerger notre cher pays.

vendredi 23 mai 2014

Menace terroriste et défis de sécurité en Afrique

Les pays africains notamment de l'ouest sont en proie au terrorisme. Il est donc urgent pour ces Etats de conjuguer leurs efforts afin d'annihiler les activités criminelles qui s' effectuent. Ces activités sont menées par des réseaux terroristes et d'autres groupes militants tels que: Al Qaïda au Maghreb Islamique (aqmi), Boko Haram (l'éducation occidentale est un péché) et le mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (Munjao). Ces mouvements constituent non seulement une menace pour la paix et la sécurité dans la région. Pire, les conséquences qui en découlent  freinent les processus politiques en cours, les dynamiques économiques et la démocratie du fait que de la collision entre les trafiquants et certains segments de la société. A cet effet, plusieurs ateliers voire sommets ont été organisés pour mettre un terme à l'extrémisme dans tous ces genres.Les discours font peur mais, les actions manquent de performance.
Par ailleurs, l'Union Africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sont incapables de rendre opérationnelle la force africaine en attente (FAA). A chaque acte de banditisme perpétré par les mouvements extrémistes, nous sommes obligés de recourir à l'aide armée occidentale ou à leurs injonctions. Au Mali, il a fallu l'intervention  Serval pour repousser l'avancée des groupes islamistes vers Bamako. Au Nigéria, peut-être, on attend celle des Etats-Unis ou la France pour libérer presque trois cents lycéennes enlevées au lycée de Chibok.
Notre scepticisme n'est pas une fierté mal placée. Nous ne sommes pas contre l'aide militaire des pays étrangers, tenant compte même des intérêts qui se cachent derrière. Nous sommes contre la dépendance. Les africains doivent être conscient que toute aide est ponctuelle. En plus, l'opinion des gens de ces pays est hostile à la perte incessante de leurs fils. Donc, il est temps que l'Afrique prenne son indépendance sécuritaire.

lundi 19 mai 2014

La BIAO pour une information sûr et utile

Les membres du bureau d'information et d'aide à l'orientation (Biao) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont rendu visite aux étudiants du centre d'étude des sciences et techniques de l'information (Cesti). Cette rencontre est inscrite dans le cadre des carrefours d'actualité organisés presque tous les mercredi.

Le Biao a été crée dans le cadre du contrat de performance (CDP) qui permet à tout étudiant de bénéficier d'un ordinateur par le biais d'une subvention.  En dehors de sa mission de ventilation des étudiants dans les facultés, il aide les étudiants à faire des choix appropriés. Il a aussi pour mission de les accompagner psychologiquement. En effet, deux psychologues conseillés, recrutés par le ministre de l'enseignement supérieur, ont été mis à la disposions de certains étudiants qui souhaiteraient bénéficier d'une assistance. Devant les résultats catastrophiques qui touchent plus le premier cycle (70% des étudiants sont dans ce cycle. parmi eux 70% ou les 85% échouent), le Biao a l'ambition d'améliorer l'efficacité interne.
Par ailleurs, M. Gory Kébé chargé de la formation pratique des psychologues conseillés,a rappelé aux étudiants que le bureau n'oriente pas mais, il sert d'aide à orientation. Il a aussi précisé que ce dernier n'a pas vocation de les amener à l'étranger.

dimanche 4 mai 2014

Devenir de l’enseignement supérieur au Sénégal : les universités publiques à bout de souffle

0Le centre d’étude des sciences et techniques de l’information a organisé ce mercredi, son traditionnel carrefour d'actualité. Le thème de cette semaine, a tourné autour de  « la place et le rôle des syndicats dans le devenir de l’enseignement supérieur ».


« Les syndicats jouent le rôle de régulateurs et d’assureurs pour l’existence et la pérennité de l’institution » a déclaré Aboubacry Niane, secrétaire général des travailleurs de l’Université Cheikh Anta Diop. Selon  lui, les syndicats doivent relever un nombre de défis liés au financement, à la problématique de la gouvernance, à l’éthique et la transparence dans la gestion des ressources et à la qualité de l’enseignement pour atteindre les standards internationaux. Le budget de financement de l’enseignement représente 40% du budget de fonctionnement de l’Etat. Dans ce budget, 24% sont alloués à l’enseignement supérieur. Mais par manque d’équilibre, le secteur est confronté à beaucoup difficultés. « Le budget de l’enseignement au Sénégal est sur financé. Mais par faute d’équilibre, nous manquons de tout. Par exemple dans les 24% destinés à l’enseignement supérieur, 62% sont alloués aux dépenses sociales et les 38% aux fonctionnements pédagogiques » a-t-il expliqué.  
Quand à Ousmane Dia du Syndicat unique des enseignants du Sénégal, il a abordé la question d’intégration du privé dans le public. Selon lui, les instituts privés ne sont pas assez outillés pour intégrer les conseils d’administration des universités publiques du Sénégal car ils privilégient la rentabilité. Parallèlement à M. Niane, il est revenu sur d’autres défis susceptibles d’apporter une réponse à la situation précaire des Universités du pays. Parmi ces derniers il a cité le défi de l’accès qui doit aller jusqu’à 2% alors qu’on est à un chiffre ; la création d’Université virtuelle pour insérer les étudiants et surtout la construction d’infrastructure pour décongestionner les autres universités.
La cérémonie s’est terminée sur une séance de discussion entre les étudiants et les panélistes.


Y en a marre en phase de construction

« Y en a marre se replie sur soi même pour renforcer ses capacités », a déclaré M. Mansour Diagne de l’Enda Eco pop lors du carrefour d’actualité organisé ce mercredi 22 avril, au centre d’étude des sciences et techniques de l’information (Cesti). Selon lui, le mouvement n’est pas en retrait mais plutôt en construction. «  Sauf qu’on était suivi plus  dans  la  phase de contestation ». Une faute que le coordonnateur de ce mouvement, Fadel Barro met sur le compte des journalistes. Selon lui, les journalistes les sollicitaient beaucoup dans leurs  actions contre le troisième mandat de l’ex président Wade mais depuis, leurs activités ne sont plus médiatisées. Pourtant ce mouvement évolue dans le social. Une deuxième foire des doléances sera rééditée à la place de l’Obélisque. Une occasion pour permettre aux citoyens de s’exprimer.


mardi 29 avril 2014

Caravane de sensibilisation sur l’Acte III à Sangalkam et à Bambilor : Les populations toujours dans l’ignorance

Malgré le passage de la caravane de sensibilisation sur l’Acte III de la Décentralisation à  Sangalkam et Bambilor, les  populations n'en connaissent rien ou presque. De toutes les personnes interrogées, seules quelques unes ont pu donner  des informations relatives à cette réforme en phase de formulation.

Photo du ministre de la décentralisation et quelques membres du gouv
Assis devant une boutique à coté de l’école primaire de Sangalkam, Assane Sène, enseignant de profession, ne connait aucun point sur cette troisième réforme liée  à la décentralisation. Ce quadragénaire n’est même pas au courant que la caravane est passée par Sangalkam. A quelques mètres de lui, se trouve un monsieur qui est en pleine discussion sur l'agriculture. Il se nomme Amadi Diongue, vendeur de produits phytosanitaires. Comme Assane, M. Diongue aussi n’en sait pas plus. Sauf que lui garde encore le sens de décentralisation entendu comme le transfert des pouvoirs de l’Etat à des personnes morales (entreprises…) vers d’autres localités.
Contrairement à eux, Mamadou Barry n’est pas profane en la matière. Cet environnementaliste et vice coordonnateur du mouvement "Vision alternative" a eu la curiosité de surfer sur Internet pour se faire une idée de la réforme. Selon lui le passage de la caravane de sensibilisation sur l’Acte III à Sangalkam n’a été qu’un meeting déguisé. « Le problème est qu’ici, les populations ne sont pas impliquées. Par conséquent, elles ne sont au courant de rien. Le drame est que beaucoup de chose se font en douceur sans leur consentement. Par exemple, elles ne sont en phase avec le nouveau découpage administratif dépouillant cette localité de ses vingt huit anciens villages dont Keur Ndiaye Lô, Kounoune, Diakhaye, Niacourab, Niaga, Tivaoune Peul, Dény Nord, Dény Sud, Mbambilor, Keur Daouda A Sangalkam, Diack Sao... » ajoute-t-il.
L’ignorance de cette réforme est plus sentie chez les femmes. Ces dernières la prennent avec beaucoup de légèreté. Khady Tiandoum, chef du quartier Saliou Tiandoum, ignore le contenu de cette réforme et affirme qu’elle n’a pas assisté à la cérémonie de sensibilisation organisée à Bambilor sous la présence de Omar Youm, ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales. Pareil pour ces femmes en pleine séance de formation en savonnerie et de composition d’eau de javel. Ces dames prétendent avoir entendu les échos mais n’y prêtent pas attention. Mais dans l’assistance, une dame s’approchant de nous lentement, demande la raison de la visite et l’identité de l’organe de presse avant d’accepter l’interview. Khady Seck est la présidente du réseau des femmes des 4 C (quatre communes : Sangalkam, Bambilor, Niaga-Tivaoune Peul et Diakhaye-Niacourab). Elle estime que cette réforme n’est pas en soi mauvaise puisqu’elle a l’ambition de corriger les disparités économiques d’une collectivité à une autre. « L’apport des ressources aux collectivités locales à travers les fonds de garanties est une bonne chose pour nous les femmes. Nous voulons juste qu’elle rentre en vigueur  » estime-t-elle. Selon elle, à SangalKam, les femmes ne sont pas impliquées dans les instances de décisions. « Elles ne servent que pour la propagande et pour la massification » rouspète-t-elle.
Ce groupe de jeunes rassemblés dans un sédiment abonde dans le même sens. Ils y ajoutent que tout est politisé dans cette ancienne communauté rurale. Selon eux,  le message de la caravane n’est pas bien reçu car il y a eu plus de tintamarre que de conscientisation.
Le chef de village interpelé sur cette situation, la met dans le compte des analphabètes et de la politique politicienne. Selon lui, la caravane est passée dans toutes les communes sauf que la cérémonie a eu lieu à Bambilor. Cette dernière a été choisie car elle concentre les vingt deux villages. « La cérémonie a duré trois heures. Elle a regroupé des imams, des étudiants, les conseillers ruraux… Quinze cars ont quitté Sangalkam avec à leur bord des dizaines de personnes venues assister à la manifestation ». Par ailleurs, il a démenti la non implication des autochtones dans la gestion des affaires. «Au moment de votre arrivée, j’étais en réunion de sensibilisation avec le  collectif des étudiants pour un programme agricole et sanitaire ». A Bambilor, comme à Sangalkam, les réalités du terrain sont pareilles.

vendredi 25 avril 2014

Génocide rwandais:Complicité ou regard impuissant de la communauté internationale

Il y a vingt ans, jour pour jour le Génocide Rwandais venait d'être déclenché. Ce fut un massacre organisé sous le regard complice de la communauté internationale. Depuis, on se pose des questions sur la fiabilité de la mémoire collective de l'humanité et les effets pervers d'un contre modèle de communication.

Après le nazisme, une idéologie raciste fondée sur la haine de l'autre
développée par Le chef de guerre, Hitler et qui avait causé le massacre des juifs, la communauté internationale avait dit plus jamais. N'empêche, le Génocide rwandais a eu lieu et est celui le plus meurtrier au monde. Durant des mois, des radios telles que la Radio Télévision des Milles Collines faisaient des émissions propagandistes. A travers leurs programmas, les minorités Tutsis  était traitées de tous les noms (Cafards, traîtres, d'une race inférieure...).
Deux moyens ont été utilisés pour arriver à cette fin : le mensonge et l’utilisation de la chanson et de la caricature.Certains chanteurs populaires à l'instar de Simon Bikindi ont été mobilisés pour « galvaniser les troupes » en puisant dans l’Histoire du Rwanda des éléments mobilisateurs.
Des dessins et caricatures de dessinateurs connus (Dieudonné Muhindo et Damascène Bizimana) ont également été utilisés, dans le but d’humilier les cibles : les Tutsis et les Hutus modérés.. En effet,  entre le 7 et le 15 avril 1994, le maximum d’opposants Hutus et Tutsis ont été méthodiquement tués : le Premier Ministre, le Président du Conseil Economique et Social, les membres du futur Gouvernement de transition, les leaders des Associations de défense des Droits de l’Homme, des journalistes.
Pourtant, ce massacre organisé pouvait être évité. Durant des mois voire des années des actions génocidaires s'étaient rassemblées. La Communauté Internationale ne s'en limitait qu'aux alertes. Ce qui pousse la plupart organisations humanitaires à l'incriminer. 
Le cas de la Centrafrique en est aussi une parfaite illustration. Le responsable des Nations-Unies sur place la France ont été les premiers à parler d'éventuels massacres dans cette partie centrale du continent africain. Ce n'est qu'après un désastre humain que le contingent français est sur place, au moment ou la force africaine en attente (FAA) attendait toujours.