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lundi 10 février 2014

L'audit physique et biométrique: un projet ambitieux pour la maîtrise des effectifs du personnels de l'Etat

les étudiants du cesti à l'ADIE
Dans le cadre de la bonne gouvernance, les autorités du Sénégal ont mis en place l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE). Elle oeuvre pour une amélioration de la gestion du personnel de l'Etat. L'audit physique et biométrique s'inscrit dans cette même lancée.
Le Directeur des études et de l’ingénierie de cette structure, Ma Yoro Diagne est revenu ce mardi, sur l'audit physique et biométrique qui fait  actuellement partie des sujets à controverse. A ce propos il estime que ces deux paramètres ont permis de mettre en terme  la pratique qui consistait à recevoir son salaire sans exercer. "L'audit physique et biométrique a permis de retracer sur un système informatique quels sont les habilitations, les compétences et les salaires des fonctionnaires sénégalais". En même temps, M. Diagne a annoncé la création d'éventuelles cartes biométriques pour les travailleurs de l'Etat. De ce fait, il sera impossible à un particulier d'introduire les entreprises sans son badge .Tout ce travail informatisé permettra de connaître "Qui est où"? "Qui fait Quoi"? 
A ce qui concerne la question des 12 000 fonctionnaires dont les salaires ont été bloqués, M. Diagne réfute toute défaillance du système. Et explique qu'ils avaient juste bloqué certains salaires car ces fonctionnaires étaient supposés  ne pas être réguliers. Mais, quand ils ont apporté les documents nécessaires on a mis leur argent en disposition. Il a précisé qu'ensuite une nouvelle commission composée de ressources restreintes a été mise en place pour vérifier à nouveau le premier audit. Elle a permis de stabiliser la situation. "De ce fait, des personnes sont passés du panier vert au panier jaune ou du panier rouge au panier vert.''   

mercredi 5 février 2014

La CDP, en cheval de bataille contre l’utilisation abusive des données à caractères personnels

Pour lutter contre l’utilisation abusive des données à caractères personnels, le Sénégal a mis en place la loi du 25 janvier 2008 qui s’inscrit sur cette lancée. Mais elle ne sera effective qu’avec la création de la commission de la protection des données en 2010, qui au- delà des sanctions pécuniaires, peut soumettre en cas d’abus le dossier au juge d’inscription.


« Les informations conservés sont collectées et vendus par des entreprises privées », M. Mouhamadou Lô, Directeur général de la CDP. Ce qui constitue un risque sur la vie et l’intimité des personnes. Cause pour laquelle, la CDP protège ces derniers pour que les cybercriminels ne soient pas à mesure de les voler. Il précise que la protection ne se limite pas seulement au numérique mais aussi au support papier. Elle concerne autant les entreprises privées que le domaine étatique. Parallèlement au directeur de cette structure, Mme Niang, chargée des affaires juridiques et des contentieux est revenue sur les défis et les enjeux de la structures. Parmi les enjeux, il y a la protection des citoyens contre les abus sur les données privées et les infractions, la promotion de la culture de transparence, respect des formalités préalables entre autres. Les enjeux socioéconomiques qui résultent de cette sécurité numérique sont la confiance des investisseurs, du pouvoir public et des particuliers qui voient que derrière leurs données, il y a un régulateur qui veillent à leur protection. Mais aussi des professeurs qui se sentent accompagnés dans le traitement de l’information. Par rapport au cas de Snowden, elle a précisé que le risque zéro n’existe pas mais plutôt le sentiment. Pou dire que nul n’est à l’abri de la cybercriminalité. « Seul nous même (personne elle-même) pouvons assurer notre sécurité). Par ailleurs, il faut préciser qu’en matière de protection de données le Sénégal n’est pas un mauvais élève. Il est certes derrière le Cap-Vert, Burkina Fasso, Îles-Maurices mais est avance sur le reste de la sous-région. La protection des données à caractères personnels est assurée par l’article 12 de la charte des droits de l’homme et 68 autorités au niveau mondial veille à cette dernière.

mercredi 29 janvier 2014

L'UGPR Dagana,un Gie au service de la femme

La présidente de l’union des groupements partenaires du Radi de Dagana (UGPR), Awa Ladiane est revenue sur les objectifs de ce Gie. Cependant, elle a fait part aussi des limites de ce dernier.

Depuis quand remonte le soutient du Radi aux groupements des femmes ?
Le réseau africain pour le développement intégré (Radi) nous accompagne depuis 1995. Il nous assigné des objectifs que nous nous efforçons d’accomplir.
Quels sont ces objectifs ?
Ces objectifs sont multiples. Et parmi eux on peut citer
La sensibilisation des femmes pour leur permettre d’avoir des certificats de mariage, de déclarer leurs enfants à la naissance afin de les envoyer à l’école. Elle fait aussi une plaidoirie pour l’accès des femmes à la terre etc. Au niveau de Dagana nous sommes 22 groupements. Chacun a à sa tête une animatrice. Chaque animatrice est chargée de sensibiliser son groupe.
Quelles sont les conditions qui ont précédé la création de votre union ?
Au paravent, les femmes n’avaient pas accès à la terre car la coutume leur défavorisait  au profil des hommes. Sa mission première était de rester à la maison. Pire elles ne bénéficiaient pas d’indemnités au divorce. Car elles étaient dépourvues de certificats de mariage. Leurs enfants n’étaient pas déclarés à la naissance. Pour mettre en terme cette situation nous nous sommes engagées pour faire la plaidoirie des femmes.
Quelles sont concrètement vos réalisations ?
Elles sont notables. Jadis, on entreprenait des engagements sans pour autant qu’il ait des retombées. Mais avec la formation des femmes par l’UGPR elles savent comment accéder à la terre. Et une fois qu’elles l’ont, qu’est ce qu’il faut en faire. Sans oublier la prise en conscience des femmes sur l’importance de l’acte de mariage et de naissance.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrer dans l’accomplissement de votre mission ?

Le problème majeur est la difficulté de rassembler les femmes. Ces dernières rassemblées ne veulent pas qu’on les prend en photos car elles prétendent qu’on va les vendre à l’extérieur. Certains disent que nous profitons de leur situation. Le financement fait également défaut.

jeudi 16 janvier 2014

Un an après l'attaque d'In Aménas, Wallid Berrissoul revient sur les événements.


Votre livre s’ouvre par le témoignage de Murielle Ravey. C’est une infirmière française qui était la seule femme expatriée à travailler ce jour-là sur le site d’In Amenas. Elle a survécu parce qu’elle s’est cachée dans un bureau avec trois autres expatriés. Rester, fuir, pendant vingt-cinq heures, pendant toute une nuit, elle se dispute avec ses compagnons, elle est dans l’angoisse. C’est vraiment terrible.
Site d'In Aménas

Walid Berrissoul : Effectivement. Ce qui est terrible, c’est surtout le fait d’être face à un ennemi qui est invisible. Il est là théoriquement. Elle sait en plus que cet ennemi la cible, elle, particulièrement en tant qu’expatriée, mais surtout en tant que Française. On est cinq jours après le début de l’opération Serval au Mali et ça c’est quelque chose qu’elle a parfaitement à l’esprit. Et face à cet ennemi invisible, elle essaie de se cacher, elle essaie en fait d’agir et de ne jamais se mettre à se prostrer. On voit bien que certains des personnages ont, eux, beaucoup plus subi l’attaque.téléphone portable pour communiquer avec l’extérieur parce que c’est essentiel...
Effectivement c’est essentiel, avec des dilemmes à certains moments. A un moment donné, elle essaie d’envoyer un mail et elle se dit, « non je ne vais pas le faire parce que peut-être qu'ils nous surveillent etc… »
Et peut-être que les terroristes peuvent nous repérer avec le mail que je vais envoyer...
Voilà. Les Algériens avec qui elle s’est retrouvée ont été d’un rôle absolument capital parce que c’est eux qui vont permettre justement cette évasion. Car c’est bien d'une évasion dont on parle.
Oui parce qu’en plus de ces quatre expatriés, il y a des Algériens qui ne sont pas aussi menacés par les terroristes puisqu’ils sont musulmans. Et grâce à ces Algériens, ils vont pouvoir s’extraire en groupe et aller au devant de l’armée avec un drapeau blanc pour ne pas être pris pour des terroristes et être tués eux-mêmes.
C’est d’ailleurs le moment le plus tendu pour elle. Le moment où elle s’est dit : « C’est quitte ou double ».
Ce qui est troublant dans votre livre, c’est qu’on y apprend que la sécurité du site était très défaillante ?
Effectivement, [une sécurité défaillante] alors que In Amenas est le troisième site de production gazier d’Algérie, que pour accéder au site, il faut l’équivalent d’un deuxième visa dans une zone qui est une zone militaire. Quand j’ai fait mon enquête, je me suis aperçu que pendant une période de plusieurs mois avant l’attaque, il y a eu une grève très dure qui a totalement dégradé le climat.
Une grève des employés algériens ?
Une grève des employés algériens pour des histoires de statut et de politique salariale de l’entreprise publique Sonatrach. Parmi ces grévistes, il y avait des Touaregs, des chauffeurs touaregs, donc des locaux, avec derrière cette revendication de la population locale qui aimerait avoir accès aux emplois générés par le pétrole et par le gaz.
Donc ces chauffeurs touaregs se mettent en grève, et en grève de la faim surtout. Il y a un épisode très précis qui révèle une lacune de sécurité. C’est le 27 novembre, on est un peu moins de deux mois avant l’attaque d’In Amenas, où les familles des grévistes de la faim viennent sur le site : des femmes, des enfants, des personnes âgées. A priori rien de dangereux sauf que pour les responsables de la sécurité d’In Amenas, c’est une brèche dans la sécurité puisqu’ils ne sont pas censés y entrer et que les gendarmes les y autorisent.
Est-ce qu’on a la preuve aujourd’hui qu’il y avait des complices à l’intérieur de la place ?
Il y a eu au moins une arrestation, d’après l’enquête algérienne, à laquelle on a assez peu accès. Il y a eu au moins une arrestation d’un chauffeur-livreur, une personne qui aurait donné des informations à ce qui deviendra le commando d’In Amenas. Par ailleurs, les terroristes, c’est comme s'ils étaient chez eux. Ils arrivent et ils savent exactement où aller, ils savent exactement qui attraper. Ce jour-là, ils arrivent directement dans l’espace VIP où sont hébergés des hautes personnalités de BP ou de Statoil, l’entreprise norvégienne, qui viennent pour des visites d’affaires. Et c’est le premier bâtiment que les terroristes investissent.
Le lendemain de l’attaque terroriste, l’armée algérienne donne l’assaut et tire sur un convoi de plusieurs véhicules conduits par des jihadistes qui veulent déplacer les otages. Et là, c’est le bain de sang.
C’est l’épisode le plus meurtrier de cette crise des otages d’In Amenas, qui dure quatre jours. Sur comment les otages ont été tués, c’est toujours le flou le plus total un an après. Je me suis concentré sur la victime française qui s’appelle Yann Desjeux, qui était le numéro deux de la sécurité sur le site. Il est mort de neuf balles de kalachnikov dans le corps. La kalachnikov est l’arme qui était à la fois utilisée par les terroristes et par l’armée algérienne. Il était attaché poignet à poignet, menotté au chef du commando qui était la cible prioritaire des soldats algériens.
Le commando de terroristes appartenait au mouvement des « signataires par le sang » de Mokhtar Belmokhtar. Ces hommes voulaient mourir en donnant la mort. Est-ce que l’armée algérienne avait une autre solution que de donner l’assaut ?
Ils disent que non, il n’y avait pas d’autres solutions face à la détermination suicidaire de ce commando qui a vraiment été conçu comme ça. Son but, c’est de mener des actions kamikazes. On est dans quelque chose de beaucoup plus extrémiste. La ligne de l'armée algérienne, de toute façon,  c’est de ne pas négocier. A partir de là, on a du mal à imaginer quelle autre option malheureusement aurait pu s’offrir à eux.
Trois membres du commando terroriste ont survécu. Vont-ils être jugés en Algérie ? Et est-ce que les magistrats japonais, britanniques ou français pourront avoir accès aux dossiers des juges algériens ?
Sur les trois terroristes survivant du commando, d’après mes informations, le parquet français a pu obtenir les PV d’audition, ce qui est un élément suffisamment important pour qu’une enquête préliminaire se transforme en instruction. C’est le cas depuis quelques jours maintenant. Trois juges ont été désignés et c’est ce qui va permettre d’avancer.
Dont le juge Trévidic ?
Dont le juge Trévidic. Après ça n’a pas été une coopération directe avec l’Algérie, c’est-à-dire que l’Algérie avait ses [propres] pièces. Elle les a données au FBI américain qui par ailleurs enquête sur la mort de Christopher Stevens, l’ambassadeur en Libye. Il y avait sans doute un lien entre certains éléments d’In Amenas et ceux de Benghazi. Les Etats-Unis ont donc fait ce rapprochement et ont demandé à l’Algérie, qui a été plus coopérative qu’avec la France, afin d'avoir ces éléments. Et c’est comme ça que la France a pu les récupérer. Dans la relation directe entre la France et l’Algérie, pour le moment, il y a eu deux demandes d’entraide judiciaire qui sont restées sans réponse.
Est-ce que ce drame a servi de leçon en Algérie ? Est-ce que les sites gaziers et pétroliers sont maintenant mieux sécurisés ?
Il semble que oui. En tout cas, maintenant, ce qu’il manque, ce sont les expatriés sur ce site, qui a un défaut majeur, c’est qu’il est à 80 kilomètres de la frontière libyenne. On peut comprendre que ça fasse hésiter les compagnies étrangères.(RFI)

mercredi 15 janvier 2014

Audio:Le discours de François Hollande

Un car rapide heurte la passerelle située à hauteur de Petit Mbao


Un accident de la route à Petit Mbao a fait ce jeudi, six blessés. Il s’agit d’un car rapide qui a heurté un des piliers de la passerelle. Cette dernière s’est affaissée, bloquant toute la circulation. Selon les témoins sur place ce n’est pas une première. Il a quelques semaines, un bus Tata avait commis ce même acte.



vendredi 10 janvier 2014

Moustapha Sourang à la tête du CNRF

Moustapha Sourang
Le professeur Moustapha Sourang, ancien ministre de l’Éducation sous Wade est devenu le président du conseil national sur la réforme foncière au Sénégal CNrf. Il a été nommé à ce poste par le président de la république, Macky sall, ce jeudi, lors du conseil des ministres.Il est en remplacecement de Me Doudou Ndoye qui a démissionné récemment. La création de cette structure intervient après les différents conflits fonciers surtout dans la zone rurale. Dans ces localités, les populations accusent les autorités sur place de spolier leurs terres. Fanaye et Mbane en sont cités comme exemples. A fanaye, certains se sont opposés au projet de Sen oil SEN ETANOL. Ce qui a entraîné des affrontements sanglants qui ont occasionné la mort d'hommes au sein de la population. Le même Sourang a été à l'époque, accuser d'avoir accaparé des terres à Notto. Mais ce dernier avait précisé que c'était un octroi de la communauté rurale.